23 / 03 / 2007 - Archivé dans :
Position de
l'Aprobi
Envoyée le 23
mars 2007
Lettre ouverte aux candidats
à l’élection
présidentielle
Nice, le 23 mars 2007
« N’oublions
jamais
que
le verbe "résister"
se conjugue aussi au présent. »
Lucie Aubrac
Madame, Monsieur,
Vous avez décidé de vous présenter à
l’élection présidentielle et de
solliciter les suffrages des Français pour
défendre votre projet d’avenir pour
la France.
Depuis
six ans, l’APROBI, Association des
professionnels de la traduction des brevets
d’invention, aux côtés de ses
nombreux alliés, se bat contre la
ratification du protocole de Londres par le
Parlement français, ledit protocole ayant
pour objectif de supprimer la traduction
obligatoire des brevets d’invention
en langue française, langue française qui
est l’une des trois langues
officielles de l’Office européen des
brevets (OEB).
Certes, le sujet est complexe, mais comment
l’APROBI et ses alliés peuvent-ils se
battre contre les « rouleaux
compresseurs » que sont le MEDEF,
l’OEB, la « grande
industrie », les multinationales,
etc., qui, tout en prétendant défendre la
langue française, sont des partisans du
« tout-anglais », en
n’hésitant pas à user et même abuser
d’arguments fallacieux ?
Vous devez savoir qu’actuellement la
langue anglaise et la langue allemande
représentent 93 % des brevets
européens déposés dans ces deux langues, et
seulement 7 % en langue française.
Avec le régime actuel des trois langues
officielles (anglais, allemand, français),
100 % des brevets européens sont
traduits en français. Demain ou
après-demain, si la France décidait de
ratifier le protocole de Londres, la part
de la francophonie en matière de brevets
d’invention passerait automatiquement
de 100 % à 7 % ; quel beau
rayonnement de la langue
française !
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